Satisfactory: Notre Bilan de l'early access

Retour sur nos 150 heures de jeu de sa première version early access (Mars / Avril 2019)....

il y a un mois

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Il y a des jeux dont nous entendons parler un jour en marge d’un salon consacré à l’industrie vidéoludique, nous en apprenons plus au travers d’un trailer, d’une présentation et autres. On se dit alors : « Ça a l’air fun ! ». La Hype commence à monter, mais les doutes aussi : « Va-t-il tenir ses promesses? Cette équipe sera-t-elle à la hauteur de ses ambitions ? ». Puis quelques mois plus tard, nous mettons enfin les mains sur l’early access et là, c’est la claque, autant visuelle que technique. Ils sont de plus en plus rares ces jeux qui nous excitent autant lors de nos premières heures dessus, que lors de leur annonce. Satisfactory fait bel et bien partie de ces pépites, encore inconnues du grand public, mais qui s’imposent d’emblée comme un standard du genre !

C'est lors de L'E3 2018 que Coffee Stain Studios (Studio Suédois, fondé en 2010 et développeur de Goat Simulator) nous présentait leur nouveau jeu prévu pour le 1er trimestre 2019 : Satisfactory.

Et c'est sur une musique électro rétro que l'on découvre les premières images du titre et son concept.
La première réaction, pour les connaisseurs : « Enfin un Factorio 3D ! » Et pour les autres : « Waouh, il y a même des trains ! »
Car oui, le concept de Satisfactory n'a rien de nouveau, les développeurs de Wube Software (éditeur indépendant) en avaient déjà posé les bases sur leur jeu Factorio, sorti en 2017 :
Largué sur une planète extraterrestre, le joueur doit exploiter les ressources disponibles pour développer et créer des technologies toujours plus avancées, au travers de chaînes de montages automatisées. Il doit aussi survivre et repousser les espèces de la planète de plus en plus vindicatives, à mesure que le joueur exploite et pollue leur habitat.

Alors pourquoi trouver le concept de Satisfactory intéressant, si celui-ci est déjà très bien exploité dans Factorio ?
Deux réponses suffisent pour valider la pertinence du bébé de Coffee Stain à voir le jour : La 3D et la coopération à quatre joueurs !
Là où Factorio nous offrait une vision de stratégie, gestion en temps réel via de la 2D, Satisfactory redéfinit le tout en nous permettant de vivre l'histoire au travers des yeux d'un colon. Et ça fonctionne parfaitement bien dès les premières minutes de jeu !

Tout commence alors que vous êtes dans une capsule de rentrée atmosphérique se dirigeant vers cette planète qui va être le théâtre de votre aventure. Au préalable, vous aurez eu le choix de votre lieu d’atterrissage au travers de 3 biomes :


Il est important de souligner que ces biomes font bel et bien partie de la même carte (d'une superficie de 30 km²) et qu'ils sont tous accessibles par l'exploration, quelque soit votre choix de spawn initial.
Même si ça en a les allures, vous comprenez vite que vous n'êtes pas le rescapé du crash d'un vaisseau mais bien un colon envoyé par la FICSIT Incorporated, avec pour objectif d'exploiter la planète qui se révèle devant vous, au travers des nuages que vous traversez à vive allure.
De ce que l'on en sait, la FICSIT est un organisme privé désireux de développer cette planète au travers de son « Project Assembly » dans le cadre du programme « Save The Day ».

Une fois atterri, on prend quelques secondes pour admirer la nature encore vierge qui nous entoure. Et c'est là qu'on se prend la première claque visuelle qu'offre le titre. D'une direction artistique soignée et d'une patte graphique bien à lui, le jeu n'a pas à rougir des triple-A du moment. Certes ce n'est pas photoréaliste, mais le tout renvoie au joueur qu'il est dans un univers cohérent avec son ambiance bien à lui.


Mais pas le temps de s'attarder sur le panorama que déjà la voix de « ADA » (Artificial Directory and Assistant), notre assistante virtuelle, nous distille les informations pour démarrer les travaux.
Cette assistante fait bien sûr office de tutoriel. Très bien fait et pratiquement intégralement traduit en français, on enchaîne les premières constructions de notre usine en devenir.

On démonte la capsule pour récupérer des ressources, on installe notre HUB (Centre de commandement dont nous reviendrons un peu plus loin) et on se rend vite compte que le gameplay est un régal et que son interface propre et épurée l'est tout autant.
Ici, pas besoin de 15 touches pour faire la moindre action :
Une touche pour sortir/ranger l'outil de construction, une autre pour ouvrir le menu des objets, et le tour est joué ; Construire, détruire, reconstruire n'ont jamais été aussi simple à mettre en œuvre que par ce gameplay efficace.

Au bout de quelques minutes de jeu, on commence déjà à tirer notre première ligne de fer après avoir en amont détecté un filon à l'aide de notre scanner :

Toujours sur les ordres de notre cher ADA nous voilà fin prêts à évoluer notre HUB.
C'est le centre névralgique de votre usine. Il fait office de lieu de vie des colons, de laboratoire de recherche et d'exportation des matières récoltées vers l'orbite. C'est avec ce dernier principe que vous faites évoluer votre HUB et les technologies qui y sont associées par le biais de jalons. Il vous suffira d'envoyer en orbite les ressources demandées, pour en échange obtenir les améliorations.

C'est lorsqu'on envoie pour la première fois ses ressources qu'on se rend compte, une nouvelle fois, du soin apporté aux animations par les développeurs de Coffee Stain. Lors de cette étape, on pourra donc admirer le vaisseau de transit des ressources, stationné sur le HUB, décoller et prendre son envol par le biais de ses propulseurs dont l'animation peut faire pâlir la plupart des jeux spatiaux actuels. Quelques minutes plus tard, vous pourrez assister à son retour, orchestré et animé avec toujours autant de soin. Et ce n'est pas tout : posez une foreuse portable sur un gisement et admirez son déploiement lors de sa mise en place. Approchez-vous d'une machine de construction et observez celle-ci en action avec ses bras robotisés et ses effets d'arc à souder. C'est avec toutes ces animations que l'immersion est renforcée et sonne juste.
Mais c'est avec les convoyeurs qu'on se rend vraiment compte de la programmation et l'optimisation du jeu. On voit défiler toutes ses ressources et on se rend compte que c'est fluide ! On pense tout de suite à un simple skin d'animation des ressources sur le tapis, mais en fait : Non, chaque ressource est présente physiquement sur le tapis et peut-être ramassée par le joueur. On hallucine !

Mais revenons à notre HUB : en plus de vous développer et d'assurer la relation avec le reste de l'humanité, vous pourrez y rechercher de nouvelles technologies encore inconnues de l’espèce Humaine. Pour ce faire : trouvez des artefacts Extraterrestres et analysez-les avec le M.A.M (Molecular Analysis Machine). Vous aurez aussi la possibilité de trouver des alternatives à vos plans de construction lorsque vous analyserez des disques durs récupérés dans des épaves jalonnant la planète. Ces alternatives vous permettront de fabriquer des matériaux avec des ressources différentes de celles de base.

Et c'est ce principe qui amène le deuxième pan du jeu après l’industrialisation : l'exploration. Vous ne regretterez jamais d'être partis à l'aventure tant c'est gratifiant et que le dépaysement est total. Un coup plat, un coup vallonné ou totalement escarpé, la carte a de quoi varier les plaisirs en matière d’agencement et de rendu en fonction de son cycle jour/nuit.
Au cours de votre exploration, des créatures autochtones plus ou moins agressives viendront vous titiller (ça se comprend vu ce qu'on fait à leur planète), mais sans trop de risques. Leurs animations sont propres mais l'IA demande encore un peu de boulot pour être plus crédible et invoquer, chez le joueur, le sentiment de danger qui n'est que peu présent.
Parfois, au détour d'une montagne ou d'un lac vous trouverez de nouveaux gisements et y placerez une balise pour ne pas les oublier dans le but d'y revenir pour exploiter leurs ressources plus tard.

Et justement concernant les ressources à exploiter, ce n'est pas ce qui manque ;
végétations (bois, feuilles et fleurs), fer, cuivre, charbon, pétrole, geyser et beaucoup d'autres sont déjà disponibles dans cette early. Mais un tas d'autres s’apprêtent à faire leur venue lors des prochaines mises à jour : Quartz, soufre, silice... Et même de l'uranium : ça promet !

Au fur et à mesure de votre progression, votre usine n'aura de cesse d’évoluer et de se transformer.
Plus vous aurez besoin de matière finie, plus vous multiplierez vos productions de matières premières, tout en faisant attention à ne pas faire sauter les plombs.
L'énergie pour faire fonctionner toutes ces machines est bien sûr prise en compte et vous donnera du fil à retordre lors de vos premières heures de jeu.
De factory, on passe rapidement à une mégafactory et, une fois l'espace agencé et utilisé dans ses moindres recoins, on commence à faire des annexes à plusieurs kilomètres de là. Et on en revient à relier ses infrastructures à l'aide de convoyeurs rapides pour acheminer les ressources ainsi que nous-mêmes. Il n'y a rien de plus plaisant que de traverser les distances sur un tapis roulant ultrarapide en quelques secondes, plutôt que mettre plusieurs minutes à pied.

Et c'est ce point qui m’amène à vous parler de technique. On a beau créer des usines de milliers de blocs ; une multitude de tapis de plusieurs kilomètres acheminant chacun, des centaines de ressources ; des usines secondaires de centaines de blocs ; et le jeu ne bronche pas d'un poil, il reste stable et ne perd pas de fps. En coop il y aura forcément un peu plus de dé-synchro (très léger) plus vous surchargerez la carte, mais l’expérience de l’hôte et des invités (jusqu'à 3) ne s'en trouve pas amoindrie, il faudra juste penser à configurer la qualité réseau sur Ultra, car plus il y aura de blocs, plus il y aura d'échanges d'information entre les clients et le serveur.
Coté optimisation et performance nous sommes conquis, les équipes de Coffee Stain ont fait un sacré taf.

Bref, on pourrait vous parlez des heures de Satisfactory tellement il est complet pour sa première version Early access mais sachez que vous pourrez :

Vous l'aurez compris, les choses à faire et à découvrir sont extrêmement variées et attrayantes. Et on ne peut que fantasmer sur les prochaines mises à jour... Et c'est celle de fin mai avec le système ferroviaire qui nous hype le plus, on voit déjà, les passionnés de chemins de fer se ruer dessus pour faire leurs propres réseaux.

Quelques défauts ici et là sont toutefois présents :

Vous l'aurez compris, Satisfactory nous a convaincus dès ses toutes premières heures de jeu et continue de nous satisfaire et de nous émerveiller, même après avoir fait le tour de cette première version. Ils sont rares ces jeux à faire l’unanimité parmi l’ensemble de ses utilisateurs mais sachez que Satisfactory en fait parti.

Si l’aventure vous tente, rendez-vous sur l'Epic Games store et offrez-vous des centaines d'heures de divertissement (et de prise de tête d'optimisations de vos lignes) contre 30€.
Croyez-nous, vous en aurez pour votre argent !

Relu et corrigé par : Nyrnx

Aquilae

Publié il y a un mois

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